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 Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.

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MessageSujet: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 14:41


LEOPOLDINE DE SAINTE-ANNE


Parce que ma Léo à un caractère bien trop complexe pour tenir en quelques petits mots voici son caractère en plus détaillé :

Souvent, quand quelqu’un à un caractère différent, étrange, violent, les parents disent « C’est de notre faute, on était trop sévère », ou « C’est de notre faute, on ne l’a pas assez surveillez. » L’entourage dit qu’ils n’y sont pour rien, que l’enfant a reçu un choc et que le pauvre petit en est traumatisé. Mais la plupart du temps, l’enfant est juste un cas à problème, un enfant qui dans tous les cas aura mal tourné. Et bien, même si l’enfant à problèmes à bien grandit depuis, Léopoldine reste toujours une personne dans ce cas-là.
Notre Léo peut être très violente quand quelqu’un la cherche. Elle ne sait pas contrôler ses émotions en fonce tête baissé dans le tas, sans chercher à comprendre quoi que ce soit. D’ailleurs, que pourrait-elle comprendre ? Elle ne sait pas reconnaitre une émotion d’une autre, même quand c’est elle qui la vit. Elle ne connait pas leur sens, d’où elles viennent, pourquoi elles viennent, à quoi elles correspondent. Sur un visage, Léopoldine ne saurait différencier la joie de la colère. Souvent, elle est obligée de demander aux autres ce qu’ils ressentent sur le moment. Mais elle, son visage reflète tout ce qu’elle ressent. Il suffit de regarder ses yeux pour lire à travers elle, et savoir ce qu’elle pense. Les gens mettent cela sur le compte du traumatisme, mais Léopoldine, mort de ses parents ou pas, a été et sera une jeune fille incapable de se contrôler, violente et ignorante vis-à-vis des émotions.
La jeune femme a aussi du mal à communiquer avec les autres, car tout simplement elle n’aime pas cela. Elle a peur des gens qu’elle ne connait pas, et pour être sûre qu’ils ne sont pas des ennemis, elle leur pose une foule de questions indiscrètes qu’elle triera alors dans son cerveau. La solitude, l’enfermement la rassure, mais la foule, le monde l’effraie et la mette hors d’elle. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est de se retrouver dans un endroit étroit, humide, noir et, surtout, seule pour pouvoir y dormir, ou réfléchir, rêver de tout et n’importe quoi. La demoiselle a aussi du mal à s’habituer à la vie en communauté, et les règle qui s’y imposent. Pour peu qu’elle sache ce qu’est une règle d’ailleurs. Elle n’a que faire de ce qu’on lui ordonne. Elle vit sa vie, dans son monde et ne prête pas attention aux autres. Elle est naïve, curieuse mais s’adapte mal à sa vie ici. Surtout le fait d’être entouré par pleins d’autre gens. Elle ne comprend pas le caractère, la personnalité de ses camarades. Déjà qu’elle avait du mal à supporter les autres dans le monde « réel », comment fera-t-elle dans la Wonderland ?
Notre jeune fille est étrangement sensible aux critiques que pourront lui faire les autres, mais la seconde d’après n’en aura que faire. Elle n’aime rien sur le moment, déteste tout et tout le monde, mais le moment d’après voudra absolument avoir tel ou tel objet. Très méfiante, paranoïaque je dirais même, elle est sans pitié avec les autres, leur fait vivre un enfer pour voir comment ils réagissent et voir si ils sont des ennemis potentiels.
Léopoldine a aussi des centaines de tics plus étranges les uns que les autres. On a déjà parlé du fait qu’elle déteste être dans une grande pièce, et qu’elle n’aime pas avoir beaucoup de monde près d’elle, mais elle déteste aussi qu’on la touche et pourrait se battre si quelqu’un d’inconnu ose la frôler. C’est comme si un brouillard blanc et opaque entrait dans sa tête pour lui ordonner de frapper, sans relâche, et en même temps lui effaçait de la mémoire son acte. Car à chaque fois, Léo ne se souvient de rien après une de ces « bagarre ». Autre manie, elle déteste quitter un lieu familier, comme sa maison, pour faire un tour. Car voir pleins de nouveaux paysages lui donne la tête qui tourne. Son cerveau absorbe tout et le retranscrit dans sa mémoire immense. Alors voir un lieu nouveau, c’est beaucoup de chose à classer. Comme le nombre de plis sur un rideau rouge, l’aire des dalles qui tapissent le sol et tous pleins de choses inintéressantes pour nous mais capitale pour elle. Le moindre meuble qui à bouger de quelques centimètre dans sa chambre, elle le remarquerait tout de suite et saurait le remette quasi-parfaitement. Léopoldine à une grande mémoire visuelle et olfactive, qu’elle trie dans son cerveau, comme on trierait le courrier ou une collection de timbres. Dernier petit tic qui me vient à l’esprit chez notre demoiselle, sa répugnance pour les livres comme les contes, les fables, les romans ou les pièces de théâtre. Car pour elle, ce ne sont que des salades et des choses fausses. Elle n’aime que la vérité, et a toujours détesté le fait d’entendre sa mère lui raconter l’histoire de Cendrillon, du Petit Poucet, ou autre conte grotesque qu’elle qualifie « d’adapter aux cerveaux mous ».
Elle aime la logique et l’ordre, mais pourrait avoir un penchant pour l’illogique dans certaines situations. Par exemple, si elle se lève et que l’heure affiche une minute au chiffre pair (exemple 8 : 02) cela sera une bonne journée. Mais s’il est 8 : 03, elle préfèrerait rester enfermée sur elle, pour ne pas prendre de risque, car cela sera une mauvaise journée.
Elle a également un personnage imaginaire, appelée Elena, qui est petite fille âgée de cinq ou 6 ans et qui lui tient lieu de conscience. Malheureusement, notre Léo n’a pas l’air de comprendre qu’elle soit imaginaire, et que les autres ne parviennent pas à la voir.
En fait, cette Léopoldine est ce qu’on pourrait appeler une personne autiste.

Maintenant l'histoire - parce qu'à la base, ici c'était l'histoire qu'il fallait poster :

CHAPTER ONE
Magenta se débattait comme elle pouvait, tentant de marcher sur les pieds des deux policiers qui l’encadraient, se secouant les bras pour échapper à leurs poignes de fer. Mais leurs étreintes étaient bien serrées, et leurs visages de marbre ne laissaient pas la moindre trace de difficulté à maintenir la jeune femme. Celle si finit par renoncer, mais quand elle passa devant sa sœur, elle s’arrêta et lui cracha au visage, tel un serpent lançant son venin, tel des cartes sur une tables ou tel un guerrier se ruant sur l’ennemi :
- Crois-moi, on se retrouvera va.
Léopoldine, les yeux mi-clos ne comprit pas le sens de cette phrase, ni toute la haine qu’elle portait. Elle ne prit pas attention à ces mots lourds et puissants, ni à toute la détresse et l’horreur que se baladait à la surface des yeux de sa sœur. Elle ne savait même pas que cette femme était sa sœur. Elle se contenta de baisser la tête et trembla de tous son corps dans un spasme nerveux, paupières frétillantes et mains tremblantes. Depuis « l’accident » comme mère l’appelait, Léopoldine était sujette à ces crises, de plus en plus importantes. Magenta aussi les sourcils, rabattit d’un coup de tête ses cheveux en arrière, et poussé par les deux policiers, elle reprit la route sans un regard pour Léo. Un sourire carnassier resta cependant sur ses lèvres, et la tête haute, gardant son allure fière, elle sortit de la salle, ignorant les regards haineux et les murmures venimeux à son encontre. Elle se fichait pas mal de ce que pensaient les autres, et de ce qu’ils croyaient. L’important, c’est que Léopoldine paye. Oui, un jour elle payera. Un jour, elle aura une bonne raison de baisser la tête.

CHAPTER TWO
- Tu verras, tu seras très bien ici. Tu ne manqueras de rien. Bon, là, tu vois, c’est ton lit, et derrière la porte là-bas, c’est la salle de bain. Elle est rien que pour toi. Tu te rends compte ? Là, c’est…
S’activant à toute allure, époussetant des poussières invisibles, défroissant un pli invisible, laissant couler son flot de mots en faisant de grands gestes, Wilhelmina présentait sa nouvelle chambre à Léopoldine, tentant de la mettre à l’aise, de la faire rire. De son côté, Léo la suivait d’un pas trainant, comme un petit chien triste, n’écoutant rien au monologue de cette femme inconnue. Qui était-elle ? Sa mère, sa tante, une amie, une voisine ? Elle ne s’avait même pas. Et cette maison, était-ce la sienne ? Aucune idée. Elle ne se souvenait de rien. Aucuns souvenirs ne revenaient flottés à la surface. Tous avaient été effacés, et Léopoldine ne s’avait même pas pourquoi. Alors elle restait bien tranquille, docilement elle suivait cette femme inconnue et qu’en elle la regardait, lui lançait un misérable sourire comme pour la remercier, mais de quoi ? Elle n’en savait rien. Après la cette visite de la chambre, Wilhelmina laissa sa nouvelle fille seule, se dirigeant vers la cuisine en sifflotant pour lui préparer des gâteaux : cookies aux beurres de cacahuètes, sa spécialité. Tout en s’activant, elle réfléchissait à la manière d’être avec Léo. Cette fille était encore sous le choc, c’est évident, et c’était son devoir de la remettre d’aplomb, de lui donner tous son amour pour combler le vide immense que la mort de ses parents venaient de lui causer. Pauvre petite, si ce n’est pas malheureux… Et puis sa sœur, son horrible sœur, qui encore au tribunal la défit et lui profère des menaces. Si ce n’est pas malheureux. La vie, ce n’est plus ce qu’elle était. On croise des fous à tous les carrefours. Maintenant, elle-même ne se sent plus en sécurité. Fou dire, les plus atteints ne sont pas toujours ceux que l’on croit ! Magenta, la sœur de cette pauvre petite, elle n’avait pas l’air d’une criminelle, loin de là ! Et bien n’empêche qu’elle a assassiné de sang-froid ses parents, et qu’elle souhaite faire de même avec sa jeune sœur. Oui, on croise des fous partout, si ce n’est pas malheureux.
Perdue dans ses pensées, la femme n’entendit pas son mari rentrer. Celui-ci après avoir rangé soigneusement son manteau à l’entrée se dirigea l’air grave vers la cuisine et fit sursauter – sans le vouloir, sa femme. Wilhelmina, tournant énergiquement le fouet dans son saladier transparent interrogea Grayson du regard, avec une pointe d’inquiétude :
- La procédure d’adoption de Léopoldine est acceptée. C’est officiellement notre fille maintenant. Un sourire se dessina sur le visage de l’homme mais il continua, comme à regret : Comme nous l’avait dit le médecin, elle a perdu la mémoire, elle ne sait pas que ses parents sont morts… Le gars m’a bien dit qu’il faudrait qu’on lui explique clairement la situation…
- Quoi, mais il est complètement con ton gars, là ! Tu crois vraiment qu’on va lui dire, à cette gosse ? Tu crois vraiment que je vais aller la voir, avec mes misérables cookies et lui dire « Coucou ma petite puce, il faut que je te dise quelque chose : Je ne suis pas ta vraie maman, non non, ta vraie maman a été assassinée avec ton père par ta sœur psychopathe. Un cookie ? ». Tu me vois lui dire ça, tu me vois ?
Wilhelmina expira un grand coup et fouetta avec colère sa pâte, éjectant quelques gouttes de crème pâteuse beigeâtre. Son mari baissa la tête et continua d’une voix douce :
- Je sais bien Will, je sais bien. Mais on n’as pas vraiment le choix tu sais. La petite nous demandera bien un jour qui on est, elle ne se souvient de rien. Si ça se trouve, elle croit être dans sa maison, avec ses parents…
Wilhelmina agita son fouet son le nez de Grayson et dit d’un ton enjoué :
- La voilà, l’idée ! On a qu’à lui dire qu’on est ses vrais parents. Ton mec qui s’est occupé de l’adoption n’en saura rien, et puis ça préservera un peu Léopoldine de tous ce merdier qu’est son passé. J’te préviens Gray : si tu lui dis, tout es finit entre nous deux. Tu m’as bien entendu ? Finit.
Le pauvre homme hocha la tête en signe d’acquiescement et posa ses mains ridées sur la table. Depuis toujours sa femme avait voulu avoir un enfant. Le problème, c’est que lui était stérile. Et durant tout ce temps, elle lui avait reproché, par des allusions des piques méchantes. Alors forcément, maintenant qu’elle l’avait, son enfant, Wilhelmina n’allait pas tout gâcher. C’était prévisible. Comme à son habitude il s’effaça et laissa sa femme faire. Léopoldine n’allait donc rien savoir, et grandirais dans l’insouciance et l’ignorance, prenant ces deux imposteurs pour ses parents.

CHAPTER THREE
- Je tu tuerais, fais-moi confiance petite idiote !
Magenta, ses longs cheveux bruns teint en blonds et sa peau mate cachée sous une épaisse couche de fond de teint rodait dans une ruelle insalubre et sombre d’un vieux quartier de Londres. Elle avait encore du mal à y croire. Libre, elle était libre. Finalement, après sept ans d’emprisonnement, elle avait réussie à s’échapper. Elle n’en revenait pas. Mais ne nous emballons pas, la balle n’était pas encore dans son camps. Toute la police du pays doit être à ses trousses, et sa sœur doit se terrer, anxieuse, dans sa nouvelle et belle maison. Maison dont Magenta ignorait l’adresse d’ailleurs. Et dont elle ne s’avait comment récupérer l’information. Il faut dire, une bonne dizaine de garde du corps doivent entourer cette sale garce. A, elle aurait dut la tuer juste après le meurtre de ses parents, ça lui aurait évité sept années d’horreur, de stress et de lamentation. Mais maintenant elle allait rattraper le temps perdu, et sa sœur allait mourir. Terre toi Léo, cache toi, protège toi autant que tu peux, tu ne m’échapperas pas cette fois, ma puce…

***

Wilhelmina était paniquée. Cela faisait les gros titres dans les journées, et on ne pouvait allumée la télé sans voir la tête de Magenta Lewis, recherchée par toute la police britannique. Cette folle venait de c’être échappée, à la barbe de la plus sûre et de la plus armée des prisons. C’était trop fort. A coup sûr qu’elle voulait achevée sa sœur, évidemment, quoi d’autre ? Léopoldine n’était plus en sécurité ici, ni nul par ailleurs. Cette folle ne s’arrêtera pas, jamais. Finir son travail, voilait ce qu’elle devait penser. Wilhelmina s’activait. Fermer tous les verrous de la maison, les volets, prendre un ou deux couteaux, le fusil de chasse. Grayson suivait Wilhelmina, aussi inquiet que sa femme, mais ne sachant que faire face à cet évènement imprévu. A cet instant précis, il admirait sa femme. Il l’avait toujours prit pour une femme au foyer banale, qui aimait seulement cuisiner, ses enfants et épousseter. Mais c’était en fait quelqu’un de méticuleux, intelligente et surtout protectrice. Lui, le grand juge si puissant à la Cour n’était rien face à elle. Drôle, très drôle. Il pensa à sa fille et un pincement dans le bas de l’estomac arriva. Comment lui dire que sa sœur voulait la tuée, alors que sept ans plus tôt, on lui avait affirmé qu’elle était enfant unique. Quelques gouttes de sueur perlèrent sur le dessus du front de l’homme. Si on venant à apprendre qu’ils n’avaient rien raconté à Léo, sa carrière était fichue. A cet instant précis, il s’inquiétait déjà un peu moins de sa fille.

CHAPTER FOUR :
Léopoldine ne se souvenait plus rien de son passé. 14 ans effacés d’un coup, comme cela. Elle ne sait même plus comme elle s’appelle. Léopoldine, à tous les coups puisque tour le monde la nomme ainsi. Mais ils pourraient tous aussi bien l’appelée Amy, ou Blanche, ou Camile, ou Carotte même, après tout, qu’est ce qu’il lui prouvait que c’était bien son prénom ? Et puis pourquoi cette femme à la télé lui avait parlé. Si c’était bien à elle. Mais le doute ne semblait guère possible, car la femme, qui devait s’appeler Wilhelmina s’empressa d’éteindre la télé en lui jetant un regard triste. Léo n’avait pas osé demander qui c’était. Les mots n’arrivaient pas à sortir. Comme si elle ne voulait pas savoir la vérité, comme si elle en avait peur, comme si au fond elle la connaissait déjà…
La porte s’ouvrit et Léo releva les yeux. C’était la femme qui venait de li faire visiter la chambre, celle aussi qui avait éteint la télé. Elle s’assit près d’elle sur le lit et, passant un bras derrière l’épaule de la jeune fille commença d’une voix pas très sûre :
- Ma chérie… Tu… Tu as eu un grave accident… Heureusement tu t’en es sorti mais il semblerait que tu… que tu es perdue la mémoire. Enfin, ça, tu dois déjà le savoir, je suis bête. Ma petite Léo, je suis ta Maman, tu te souviens ? Et Grayson, c’est ton Papa. Hum ? Wilhelmina avala un coup, honteuse de mentir à l’adolescente, puis reprit : Si, si tu veux des détails de ton passé, quelques chose comme cela, dis le moi, d’accord ma chérie ? Aller, repose toi maintenant. D’accord.

Léopoldine hocha la tête. Elle n’avait pas envie de dormir, mais elle s’allongea tout de même sur le lit et la femme qui se confirmait être sa mère la recouvrit de l’épaisse couette rose. Elle déposa un baisé sur le front et partie en lui souhaitant bonne nuit. Comme font toutes les mères. Léo eut un pincement au cœur. Elle ne se souvenait de rien. Tous ces moments qu’elles avaient dû partager toutes les deux, tous ces souvenirs, ces fous rires, envolés, disparus, à cause d’un banal accident. Dont elle n’avait aucune trace également. C’est horrible de ne se rappeler de rien. C’est comme si on est coupé en deux. D’un côté, il y a la vie qui continue, toute droite, déjà tracée, et de l’autre le vide, l’abîme, le néant, un immense trou noir qui ne demande qu’à vous attirer à votre tour, après avoir avalé goulument tous vous souvenirs. C’est dur de se dire que l’on a vécu 14 ans déjà, et qu’il nous reste rien de cela. C’est dur de ce dire que l’on a un père et une mère, qui nous aime, nous chérissent, s’occupe de nous, alors que pour nous ce ne sont que des étrangers, qui tiennent aucune place dans notre cœur. C’est dur, très dur…
CHAPTER FIVE
Sept ans ont passé, longs et monotones, comme l’hiver et l’automne réunis. On attend avec impatience un printemps qui ne vient pas. Mais ça y est, le printemps est arrivé, après sept ans d’hibernation, il est bien là. Léopoldine a maintenant 21 ans. Elle habite toujours chez ses parents, Wilhelmina et Grayson de Sainte-Anne. Contrairement à la plupart des jeunes de son âge, cela ne la gêne aucunement. Elle n’aime pas changer ces habitudes et ici elle se sent bien. Cette résolution fait le plus grand bonheur de sa mère, qui ne souhaitait en aucun cas laisser partir sa fille dans le monde inconnu de la ville. D’autant plus que cette petite était autiste, avait un passé traumatisant et une sœur folle. Oui, reste donc avec papa et maman Léo. Bref, à 21 ans, la jeune femme habite toujours dans cette riche maison de Londres, dans sa petite chambre rose parsemée de doudous en tout genre.
Le matin même, Léopoldine avait reçu un étrange paquet, entouré de papier marron. Elle l’avait posé bien sagement sur son lit et c’était assise en face, pour le regardé. C’était ça, Léopoldine. Alors qu’une jeune fille normale aurait ouvert immédiatement avec une impatience non dissimulée, elle se contentait de le regarder, heureuse. C’était la première fois qu’on lui envoyait quelque chose. Enfin, étant donné que 14 ans de sa vie ont été effacés, elle n’en est pas sûre à cent pour cent, mais cela ne ternit rien à sa joie enfantine d’avoir reçu quelque chose. Nous étions à ce moment-là environ une heure avant l’annonce de l’évasion de Magenta Lewis, emprisonnée pour le meurtre de ses parents Charles et Julie Lewis sept ans plus tôt.

Après une demi-heure passé à regarder le précieux paquet posé sagement sur sa couette, Léo se leva et partie chercher un ciseau. Elle découpa soigneusement et lentement les bords pour sortir une petite boite blanche nacrée. Elle ouvrit le couvercle et découvrit, posées bien sagement sur un coussin blanc, une petite clé, ainsi qu’une montre à gousset, reliées par une fine chaine dorée. Un large sourire illumina le visage blanc de Léo et elle caressa des doigts le précieux collier. Elle ne savait pas qui lui avait envoyé, ni pourquoi, mais cela lui importait bien. Sans aucune raison apparente, elle était attirée par ce collier, comme si c’était devenu le centre de sa vie. Néanmoins, elle hésitait à le mettre. Une force invisible poussait à le mettre, mais une autre la retenait, laissant la demoiselle indécise. Mais, curieuse comme à son habitude, elle finit par enfiler le collier. Elle s’avança vers son miroir pour voir comment sa nouvelle parure lui allait. Mais plutôt que de s’arrêter devant le grand miroir de sa chambre, elle continua jusqu’à pénétrer dedans, ses jambes ne lui répondaient plus, et elle avançait, dans son miroir. Normal.
A ce moment-là, Wilhelmina entra paniquée dans la chambre, le visage rouge. Elle chercha du regard sa fille, mais évidemment ne trouva personne. La peur grossit en elle et la femme se rua comme une folle sur le lit, jetant en l’air le papier, fouinant un indice à l’intérieur de la boite. Boite dont elle ignorait comment elle avait atterrie ici… Rien. Léopoldine n’était nulle part. Il lui avait pourtant semblée qu’elle était dans sa chambre, il y a à peine cinq minutes ! Et cette boite, que contenait-elle ? De plus en plus paniquée, Wilhelmina courut jusqu’au toilette, priant pour que sa fille s’y trouve.

CHAPTER SIX
-Désolé chérie, mais nous n’aurons pas assez d’argent pour que tu ailles dans cette école. Je sais que tu en a les capacités, tu es très douée pour ton âge mais… nous ne pouvons pas, désolé ma puce.
Charles et Julie regardaient avec une mine triste leur fille, cette dernière les yeux tremblant serrait les poings avec colère. Cette université, c’était tout pour elle. Mais évidemment, encore un obstacle s’abattait entre elle et son rêve de devenir astronaute. Encore un. Et ses parents, qui la regardaient avec leur pauvre regard de personne qui se foute totalement de cette peine. Julie ouvrit les bras et s’avança vers sa fille. Son père fit de même.
- Un câlin ma chérie ?
Ils enserrèrent Léopoldine, pensant la réconforter. Elle qui les détestait, elle qui avait horreur qu’on la touche, elle qui s’emportait vite et pouvait devenir très violente quand ces conditions étaient réunies. Elle, Léopoldine, 14 ans, autiste, qui s’apprêtait à tuer ses parents. Elle les repoussait sauvagement avant de prendre le côté de cuisine qui trainait sur la table et de l’enfoncer dans l’abdomen de la mère. Cette mère, cette salle hypocrite, qui ne foutait rien de sa journée, et qui lui reprochait sans cesse de n’aimer que lire ces bouquins. Elle retira le couteau et le planta dans son père, qui n’eut pas le temps de réagir. Il n’y avait pas de raison pour qu’il n’y est pas le droit lui aussi après tout. Lui qui se moquait toujours d’elle, et qui la croyait incapable, ben voyons. Elle essuya le manche du couteau et le posa à côté des deux cadavres. Une porte s’ouvrit, un cri retentit. Qui était-ce ? Magenta, certainement… Léopoldine se leva, la regarda de ses yeux éteint et se recula, comme pour la laisser contempler son crime. La sœur ainée se jeta sur les corps de ses parents, prit le couteau et le balança sur sa sœur. Hélas pour elle, la voisine entra, et dans son petit cerveau de ménagère pas futée, les choses étaient clair : Magenta venait de tuée ses parents et tentait de faire disparaitre son seul témoin : sa jeune sœur, Léopoldine. La suite, vous la connaissez déjà non ?
Mais personne à par vous ne connait la vérité… Cependant, un jour, il faudrait bien qu’elle éclate.
de Sainte-Anne

Léopoldine

Léo'

21 piges

Célibataire

Bi, sans se l'avouer

Les étoiles

Passe-Partout

feat. Olivia Palermo


Et Vous?!

Vintage

14 ans m'ssieur

3/7

Votre avis sur le forum:

Très joli, avec un super contexte, et pas casse-gueule. J'aime ♥ (a)
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Dernière édition par Léo de Sainte-Anne le Jeu 2 Aoû - 15:58, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 16:37

Bienvenue parmi nous!

*danse du houla de bienvenue*

Si tu as des questions n'hésites pas à les poser, on aime bien quand on nous pose des questions, et puis bonne chance pour ta fiche!

*8*
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 16:47

    Merci bien :3
    Oui, j'ai une petite question : qu'est ce qu'il faut mettre dans Titre ?
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 17:42

Si tu es passe-partout, tu n'as pas besoin de remplir ça.
Pour Joyce son titre c'est le loir endormi, pour Adam c'est le chapelier... Mais ça n'est que pour ceux qui prennent parti et rentre sur l’échiquier des royaumes.
Donc voila!
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 18:17

    Ok merci (:
    Bon du coup, je mets son surnom ici
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Mer 1 Aoû - 19:18

Pas de problèmes!

Si tu as encore des questions n'hésites pas!
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 0:17

Ooooh une nouvelle venue!!

Comme l'a dit le Tout puissant Wonderland *sbaaff* si tu as des questions surtout n'hésite pas! ^^
Bienvenue ici et merci beaucoup pour ton inscription. Très bon choix d'avatar aussi ;) ;)

Bon courage pour ta fiche en espérant que tu te plaises avec nous *w*
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 2:21

Allez, j'ai hésité parce que je n'étais pas sûre de pouvoir, mais... Oui, enfin, si théoriquement c'est interdit, Wonderland, ma Reine, Chapelier, n'hésitez pas à me fouetter et à supprimer mon message =p

Bienvenue chez toi Léo ! ♥♥
Mais si mais si, je t'assure, ça va devenir chez toi ! Sûrement... Peut-être. En tout cas, je ferai tout pour, même si je ne m'approcherai pas à plus de cinq mètres de toi, question d'assurance vie =p -brique- En tout cas j'ai hâte de lire la suite de ta fiche, bien qu'un frisson me chuchote que ça risque de me motiver à augmenter la distance à au moins dix mètres xD

_________________
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé

« Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ? — Cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller. — Peu importe l'endroit... — En ce cas, peu importe la route que tu prendras. — ... pourvu que j'arrive quelque part. — Oh, tu ne manqueras pas d'arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. » Alice Liddell.
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 10:18

    Merci à tous ♥♥♥
    C'est bon, l'histoire est finit, normalement ma présentation est terminée :3
    Quoi, je fait si peur que ça Alice ? *rire sadique*
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 15:48


BRAVO! Te voila Validée!

Tu as un personnage assez étrange, et l'histoire est assez compliquée sans l'être vraiment (la chronologie étant désordonnée). Mais si tu te sens capable de le jouer alors je te souhaite bonne chance et bienvenue!


Il ne te reste donc plus qu'à ouvrir deux petits topics de rien du tout. Le premier concerne tes liens existants et à venir, que tu trouveras ICI. Quant au second, qui concerne tes rp à venir, que tu trouveras LA.
N'oublies pas que tu peux flooder maintenant, oui, nous on aime le flood! Mais c'est parce que c'est dans notre nature de nous amuser!



_________________

MAD HATTER

« Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. »
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 15:58

    Merci ♥
    Oui, j'aime les persos compliqués et les histoires décousues. Vous inquiètez pas, vous vous y ferez (:
    Ok, j'vais aller poster tous cela
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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   Jeu 2 Aoû - 15:58

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MessageSujet: Re: Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.   

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Léo - Les souvenirs qu'il me reste tiennent dans une petite boite en carton.

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